Travaillons pour les Patients

Lucien Dupuis, à propos de la schizophrénie de son fils

Le fils de Lucien Dupuis avait toujours été très sociable et actif. Il voyageait partout dans le monde, aimait faire de la randonnée, de l’alpinisme et tout plein d’activités. « J’ai constaté que quelque chose n'allait pas à son retour, après un long voyage où il était seul, se souvient M. Dupuis. Il avait perdu sa passion pour ses études et est devenu très désorganisé et irrespectueux. »

« J'aide mon fils, mais je veux qu'il vole de ses propres ailes. »

En juillet 2002, le fils de M. Dupuis menace de se suicider s’il n’obtient pas une nouvelle caméra vidéo. Lorsque M. Dupuis  tente de l’amener à consulter en urgence psychiatrique, son fils s’enfuit. M. Dupuis l’attend donc jusqu'à son retour à son appartement, et avec l’aide de la police, le fait hospitaliser. C’est à ce moment que des troubles schizophréniformes sont diagnostiqués et que des médicaments lui sont prescrits. En octobre 2002, son fils sort de l’hôpital et retourne vivre chez son père. Les médicaments lui causant des nausées, il abandonne progressivement ses traitements et subit éventuellement d’autres hospitalisations. Au cours du mois d’août 2006, son fils brise une vitrine lors d’un épisode psychotique et est arrêté. Le juge ordonne alors une évaluation psychiatrique et l’innocente pour cause de maladie mentale. Il est soumis à une nouvelle médication et à une autre hospitalisation.

Trois différents médicaments seront essayés avant de trouver celui qui fonctionne. Depuis, la maladie est contrôlée et son fils reçoit régulièrement des injections et est fidèle à ses rendez-vous.

Sa maladie a eu d'importantes répercussions sur toute la famille : les uns blâment les autres, les relations en souffrent au passage. Cela exige beaucoup de patience et d’empathie. Toutefois, M. Dupuis a appris qu'il y a de l'espoir et qu'il n'y a aucune raison d'avoir honte de la maladie. Il a aussi appris que de l'aide est disponible et qu'il faut se renseigner au sujet de la maladie. La Société québécoise de la Schizophrénie lui a d’ailleurs été d'un immense secours.

M. Dupuis est heureux que son fils ait accepté sa maladie et qu’il ait franchi l’étape cruciale de se soigner. Il est maintenant sur la bonne voie et leur relation s’est beaucoup améliorée. Cependant, M. Dupuis désire le voir devenir plus indépendant. « J'aide mon fils, mais je veux qu'il vole de ses propres ailes. »

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