Travaillons pour les Patients

Brian Good, au sujet de la schizophrénie de son frère

« Nous vivions une vie de famille traditionnelle à London, en Ontario, se souvient Brian Good. Je suis le troisième de quatre garçons, et notre mère restait à la maison avec nous. » Vers la fin des années 1970, le deuxième de ses frères a eu un grave accident de moto, et peu de temps après, il a développé la schizophrénie. Il s'est éloigné de la famille, se parlait à lui-même, entendait des voix et se comportait étrangement. Il partait pour de longs voyages sur le pouce, à Vancouver et en Floride, et a fini par être hospitalisé à plusieurs reprises. Il a même été arrêté en Floride pour avoir fait une scène dans un magasin parce qu'il avait faim et voulait un beigne.

« Il est trop tard pour mon frère, mais pas pour les personnes qui ont reçu leur diagnostic récemment. Ayez recours au traitement le plus rapidement possible. »

« Mon frère n'a jamais accepté son état, explique Brian. Les médicaments disponibles au moment où il a reçu son diagnostic étaient horribles et provoquaient tellement d'effets secondaires qu'il a refusé de poursuivre le traitement. Le fait de vivre avec lui à la maison causait beaucoup de stress pour la famille à cause de son comportement imprévisible et irrationnel. Il allait tellement mal qu'il était hospitalisé, traité et contrôlé, puis il rentrait à la maison et le cycle recommençait. »

Bien qu'il ait récemment entamé un traitement nouveau qui contrôle la maladie, il est malade depuis plus de 30 ans, et aujourd'hui, aucun traitement ne pourra améliorer sa condition. Il vit dans un foyer de groupe, fume une cigarette après l'autre et est isolé. Brian affirme avec franchise : « Sa vie est gâchée. J'ai perdu un frère, et mes enfants ont perdu un oncle. »

Brian reconnaît que la maladie de son frère a frappé malgré que ce dernier ait obtenu un grand soutien de la part de sa famille. Il a espoir que désormais, les patients et leur famille auront accès à de nouveaux traitements qui pourront contrôler la maladie plus rapidement et permettre d'éviter le cycle infernal qui a condamné son frère. « Il est trop tard pour mon frère, mais pas pour les personnes qui ont reçu leur diagnostic récemment. Ayez recours au traitement le plus rapidement possible. Cela pourrait éviter à des familles de passer à travers ce que nous avons vécu. »

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