Avis publics

La première étude à répartition aléatoire évaluant l'association OpdivoMC (nivolumab) et Yervoy® (ipilimumab) montre l'efficacité supérieure de ce schéma thérapeutique sur celle de la monothérapie par Yervoy® chez des patients présentant un mélanome au stade avancé n'ayant jamais été traités

Catégories: Opdivo | Yervoy

• L'association OpdivoMC et Yervoy® a permis d'atteindre un taux de réponse objective de 61 %, dont un taux de réponse complète de 22 %, chez des patients atteints d'un mélanome à gène BRAF de type sauvage au stade avancé n'ayant jamais été traités • L'association OpdivoMC et Yervoy® a entraîné une réduction de 60 % du risque de progression du mélanome ou de décès par rapport à Yervoy® en monothérapie (rapport des risques de 0,4); la durée médiane de survie sans progression n'a pas été atteinte après un suivi minimal de 11 mois • Le profil d'innocuité de l'association OpdivoMC et Yervoy® au cours de cet essai (CheckMate 69) correspondait à celui observé dans les études précédentes

Bristol-Myers Squibb Company (NYSE : BMY) a annoncé les résultats positifs d'un essai de phase II (CheckMate 069) évaluant l'association OpdivoMC (nivolumab) et Yervoy® (ipilimumab) par rapport à Yervoy® en monothérapie chez des patients présentant un mélanome au stade avancé n'ayant jamais été traités. Les patients atteints d'un mélanome à gène BRAF de type sauvage traités par l'association OpdivoMC et Yervoy® ont obtenu un taux de réponse objective (TRO), le principal critère d'évaluation, plus élevé que ceux traités par Yervoy® en monothérapie, soit 61 % (n = 44/72) par rapport à 11 % (n = 4/37) (p < 0,001). Des réponses complètes ont été signalées chez 22 % (n = 16) des patients atteints d'un mélanome à gène BRAF de type sauvage traités par l'association OpdivoMC et Yervoy®, comparativement à aucun des patients ayant reçu Yervoy® en monothérapie. Des résultats comparables ont également été observés chez les patients porteurs de mutations BRAF. Le profil d'innocuité correspondait à celui constaté dans les études précédentes sur l'association OpdivoMC et Yervoy®, des cas de colite de grade 3 ou 4 (17 %), de diarrhée (11 %) et d'élévation du taux d'alanine aminotransférase (11 %) ayant été observés.

 Ces données ont été présentées le 20 avril lors de la réunion annuelle de l'American Association for Cancer Research (AACR). Les résultats ont également été publiés dans le The New England Journal of Medicine (NEJM).  « Ces données sans précédent sur le mélanome au stade avancé montrent une efficacité jusqu'à présent jamais observée avec les agents d'immuno-oncologie » déclare F. Stephen Hodi, M.D., professeur agrégé de médecine au Dana-Farber Cancer Institute et l'un des auteurs de l'article à paraître dans le NEJM. « Avec l'association OpdivoMC et Yervoy®, nous avons observé des taux de réponse nettement supérieurs et soutenus, ainsi qu'une réduction importante du volume tumoral par rapport à la monothérapie par Yervoy®. Les réponses observées au cours de l'étude CheckMate 069 montrent le potentiel de ce traitement d'association chez les patients atteints d'un mélanome métastatique. »

Le mélanome, la forme la plus grave du cancer de la peau, touche les adultes de tout âge. Bien qu'il ne représente que 5 % des cancers cutanés, il est responsable du plus grand nombre de décès. L'essai CheckMate 069 est la première étude à répartition aléatoire à faire état des résultats obtenus avec un traitement d'association par des inhibiteurs de points de contrôle immunitaire, administré en première intention chez des patients atteints d'un mélanome avancé, par rapport à la monothérapie par Yervoy®. Les résultats de l'étude CheckMate 069 relatifs à l'efficacité et à l'innocuité concordent avec ceux de l'essai d'établissement de la posologie de phase Ib (CheckMate 004), mené pour évaluer l'innocuité et l'activité de l'association chez des patients atteints d'un mélanome au stade avancé.

« Les résultats de l'étude CheckMate 069 renforcent notre conviction que l'avenir repose sur les associations d'agents d'immuno-oncologie, notamment OpdivoMC et Yervoy®, capables de mettre à profit le système immunitaire, ce qui nous permettra d'offrir aux patients atteints de cancer des options plus efficaces que les approches thérapeutiques actuelles », souligne Michael Giordano, vice-président principal, chef, Développement – Oncologie. « Notre stratégie a toujours été de prendre appui sur le succès de Yervoy®. En 2011, une survie à long terme pour les patients atteints de mélanome métastatique n'était pas envisageable, mais l'arrivée de Yervoy® a permis d'en faire une réalité pour certains patients. Nous prenons donc appui sur cette réussite en misant sur OpdivoMC, le premier inhibiteur du point de contrôle immunitaire PD-1 à entraîner une amélioration de la survie ».

 

À propos de l'étude CheckMate 069

L'essai CheckMate 069 est une étude de phase II à double insu et à répartition aléatoire menée pour évaluer l'association OpdivoMC et Yervoy® chez des patients atteints d'un mélanome non résécable de stade 3 ou 4 n'ayant jamais été traités. L'étude regroupait des patients atteints d'un mélanome à gène BRAF de type sauvage et muté.

Elle comptait 142 patients, qui ont été répartis au hasard pour recevoir soit l'association OpdivoMC et Yervoy® (n = 95)soit Yervoy® (n = 47)en monothérapie. La répartition aléatoire a été effectuée en fonction du statut mutationnel BRAF (patients porteurs d'un gène BRAF de type sauvage ou patients porteurs d'une mutation BRAFV600, selon les résultats d'une épreuve approuvée par la FDA). Les patients du groupe traité par l'association OpdivoMC et Yervoy® ont reçu 1 mg/kg d'OpdivoMC et 3 mg/kg de Yervoy® toutes les 3 semaines pour un total de 4 doses, puis 3 mg/kg d'OpdivoMC toutes les 2 semaines jusqu'à la progression de la maladie ou l'apparition d'effets toxiques inacceptables. Dans le groupe traité par Yervoy® en monothérapie, les patients ont reçu le médicament et un placebo selon le même schéma posologique.

Le principal critère d'évaluation était le taux de réponse objective (TRO) chez les patients porteurs d'un gène BRAF de type sauvage. Les critères d'évaluation secondaires comprenaient la survie sans progression (SSO) chez les patients porteurs d'un gène BRAF de type sauvage et le TRO et la SSP chez ceux porteurs d'une mutation BRAFV600, ainsi que l'innocuité.

En plus de produire des TRO plus élevés et des réponses plus complètes, le traitement d'association a réduit le risque de progression de la maladie chez les patients porteurs d'une mutation du gène BRAF et ceux porteurs d'un gène BRAF de type sauvage (rapport des risques = 0,4 [IC à 95 % : 0,23-0,68; p < 0,001] et 0,38 [IC à 95 % : 0,15-1,00] respectivement), ce qui représente une réduction de 60 à 62 % du risque de progression de la maladie ou de décès. Chez les patients porteurs d'un gène BRAF de type sauvage, la durée médiane de SSP n'a pas été atteinte. Chez les patients porteurs d'une mutation du gène BRAF, la SSP médiane était de 8,5 mois avec le traitement d'association et de 2,7 mois avec la monothérapie par Yervoy®. En outre, le TRO était indépendant du statut PD-L1 : 58 % chez les patients porteurs de tumeurs qui exprimaient PD-L1 et 55 % chez les patients porteurs de tumeurs qui ne l'exprimaient pas. La durée minimale de suivi après la répartition aléatoire était de 11 mois.

                L'essai CheckMate 069 est la première étude à répartition aléatoire ayant évalué le profil d'innocuité de l'association OpdivoMC et Yervoy® par rapport à celui de la monothérapie par Yervoy®. Le profil d'innocuité correspond à celui observé dans les études précédentes sur l'association OpdivoMC et Yervoy®. Le taux d'effets indésirables (EI) liés au traitement était comparable (91 % avec l'association OpdivoMC et Yervoy® et 93 % avec la monothérapie par Yervoy®). L'incidence des effets indésirables de grade 3 ou 4 (EI liés au médicament) était plus élevée avec l'association OpdivoMC et Yervoy® (54 %) qu'avec la monothérapie par Yervoy® (24 %). Ces effets indésirables ont été pris en charge selon les lignes directrices établies et, dans la majorité des cas (environ 80 %), ils se sont atténués ou ont disparu à la suite d'une surveillance appropriée et de l'administration de corticostéroïdes. Les EI de grade 3 ou 4 les plus courants avec l'association OpdivoMC et Yervoy® ont été la colite (17 %), la diarrhée (11 %) et l'élévation du taux d'alanine aminotransférase (11 %). Le taux d'abandon du traitement en raison d'EI a été de 47 % chez les patients traités par l'association OpdivoMC et Yervoy® et de 17 % chez ceux recevant la monothérapie par Yervoy®. Parmi les patients ayant abandonné le traitement en raison d'EI, 68 % ont continué à présenter une réponse partielle ou complète. Quatre décès liés au médicament se sont produits dans le groupe recevant l'association OpdivoMC et Yervoy®.

 

À propos d'OpdivoMC et de Yervoy®

Les cellules cancéreuses peuvent exploiter des voies « régulatrices », comme les points de contrôle, afin de se cacher du système immunitaire et de protéger la tumeur d'une attaque immunitaire. OpdivoMC et Yervoy® sont des anticorps monoclonaux et des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires qui ciblent chacun un point de contrôle distinct. L'inhibition de ces points de contrôle immunitaires se traduit par une activité lymphocytaire T plus importante que celle produite par chacun des anticorps pris seul.

Le 4 juillet 2014, Ono Pharmaceutical Co. a obtenu une autorisation de mise sur le marché d'OpdivoMC au Japon pour le traitement des patients atteints d'un mélanome non résécable. Aux États-Unis, la Food and Drug Administration (FDA) a accordé une première autorisation à OpdivoMC pour le traitement des patients atteints d'un mélanome non résécable ou métastatique et présentant une progression de la maladie après un traitement par Yervoy® (ipilimumab), et, chez les patients porteurs d'une mutation BRAFV600, d'un inhibiteur de BRAF. Récemment, le 5 mars 2015, OpdivoMC a reçu une deuxième autorisation de la FDA pour le traitement des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) métastatique présentant une progression de la maladie pendant ou après une chimiothérapie à base de platine.

OpdivoMCn'a pas encore reçu d'autorisation de mise sur le marché au Canada.

Yervoy®est maintenant approuvé dans plus de 40 pays, y compris au Canada.Le 1er février 2012, Santé Canada a approuvé Yervoy® à 3 mg/kg pour le traitement du mélanome non résécable ou métastatique chez les patients qui n'ont pas répondu ou qui présentent une intolérance à d'autres traitements systémiques ayant été administrés contre la maladie au stade avancé.  Le 10 septembre 2014, Santé Canada a approuvé Yervoy® (ipilimumab) comme traitement de première intention chez les adultes atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique.

Bristol-Myers Squibb a mis en œuvre un vaste programme de développement à l'échelle mondiale, consistant en plus de 50 essais comptant plus de 7 000 patients, afin d'étudier OpdivoMC, administré en monothérapie ou en association, dans le traitement de nombreux types de cancers.

 

 

 

YERVOY® (ipilimumab) – INDICATION et RENSEIGNEMENTS IMPORTANTS SUR L'INNOCUITÉ

YERVOY® (ipilimumab) est indiqué dans le traitement du mélanome non résécable ou métastatique.

Renseignements importants sur l'innocuité

MISE EN GARDE : RÉACTIONS INDÉSIRABLES À MÉDIATION IMMUNITAIRE

 

YERVOY®doit être administré sous la supervision d'un médecin expérimenté dans le traitement du cancer.

 

YERVOY®peut causer des réactions indésirables à médiation immunitaire graves et mortelles, notamment une entérocolite, une perforation intestinale, une hépatite, une dermatite (incluant des cas de nécrolyse épidermique toxique), des neuropathies, des endocrinopathies, de même que des effets toxiques dans d'autres systèmes organiques. Même si la plupart de ces réactions sont survenues durant la période d'induction, certaines ont été signalées plusieurs mois après l'administration de la dernière dose [voir la section MISES EN GARDE ET PRÉCAUTIONS].

 

Un diagnostic précoce et une prise en charge appropriée sont essentiels pour réduire au minimum les risques de complications qui mettent la vie en danger. Les patients doivent faire l'objet d'une surveillance des signes et symptômes évocateurs de réactions indésirables à médiation immunitaire; les analyses biochimiques (p. ex. électrolytes, épreuves des fonctions hépatique et thyroïdienne) doivent être effectuées au début du traitement et avant l'administration de chaque dose. La diarrhée, l'augmentation de la fréquence des selles, les selles sanglantes, des résultats plus élevés aux épreuves de la fonction hépatique, le rash et les endocrinopathies doivent être considérés comme des réactions à médiation immunitaire liées à YERVOY®, à moins qu'une autre étiologie n'ait été découverte.

 

En cas de réactions indésirables graves à médiation immunitaire, il faut cesser le traitement par YERVOY®de façon définitive; un traitement par des corticostéroïdes à action générale à fortes doses avec ou sans immunosuppresseur additionnel peut être requis.

 

Ajustement posologique recommandé

Ne pas administrer la dose prévue de YERVOY®en présence de toute réaction indésirable à médiation immunitaire modérée (y compris élévation du taux d'AST ou d'ALT > 2,5 fois - ≤ 5 fois la limite supérieure de la normale ou élévation du taux de bilirubine > 1,5 fois - ≤ 3 fois la limite supérieure de la normale) ou d'endocrinopathie symptomatique. Chez les patients qui connaissent une résolution partielle ou complète des réactions indésirables (grade 0-1) et qui reçoivent moins de 7,5 mg de prednisone par jour ou l'équivalent, reprendre l'administration de YERVOY®à une dose de 3 mg/kg toutes les 3 semaines, jusqu'à ce que les 4 doses prévues aient été administrées ou qu'une période de 16 semaines se soit écoulée depuis l'administration de la première dose, selon la première occurrence.

 

Cesser définitivement l'administration de YERVOY® dans l'une ou l'autre des situations suivantes :

  • Réactions indésirables modérées persistantes ou incapacité à réduire la dose de corticostéroïdes à 7,5 mg de prednisone par jour ou l'équivalent
  • Incapacité à administrer un cycle complet du médicament dans les 16 semaines suivant l'administration de la première dose
  • Réactions indésirables graves ou potentiellement mortelles, dont l'une des suivantes :
    • Colite avec douleur abdominale, fièvre, iléus ou signes péritonéaux; augmentation de la fréquence des selles (au moins 7 de plus par rapport aux valeurs initiales), incontinence fécale, besoin d'administrer une hydratation intraveineuse pendant plus de 24 heures, hémorragie gastro-intestinale et perforation gastro-intestinale
    • Taux d'AST ou d'ALT plus de 5 fois supérieur à la limite supérieure de la normale ou taux de bilirubine totale plus de 3 fois supérieur à la limite supérieure de la normale
    • Syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique ou rash compliqué par une ulcération sur toute l'épaisseur du derme ou manifestations nécrotiques, bulleuses ou hémorragiques
    • Réaction indésirable à médiation immunitaire grave touchant tout organe (p. ex. néphrite, pneumonite,
      pancréatite, myocardite non infectieuse)
    • Réactions indésirable à médiation immunitaire graves touchant tout organe
    • Affection oculaire à médiation immunitaire qui ne répond pas au traitement immunosuppresseur topique

Entérocolite à médiation immunitaire

  • Dans l'étude pivot de phase III, on a signalé une entérocolite à médiation immunitaire grave, potentiellement mortelle ou mortelle (diarrhée avec augmentation du nombre de selles de 7 ou plus par rapport au début du traitement, fièvre, iléus, signes péritonéaux; grades 3 à 5) chez 34 patients (7 %) traités par YERVOY® et une entérocolite modérée (diarrhée avec augmentation du nombre de selles de 6 ou moins par rapport au début du traitement, douleur abdominale, mucus ou sang dans les selles; grade 2) chez 28 patients (5 %) traités par YERVOY®.
  • Parmi tous les patients traités par YERVOY® (n = 511), 5 (1 %) ont subi une perforation intestinale, 4 (0,8 %) sont décédés à la suite de complications et 26 (5 %) ont été hospitalisés en raison d'une entérocolite grave.
  • L'infliximab a été administré à 6 des 62 patients (10 %) atteints d'une entérocolite à médiation immunitaire modérée, grave ou potentiellement mortelle à la suite d'une réponse inadéquate aux corticostéroïdes.
  • Faire le suivi des patients pour déceler les signes et les symptômes d'entérocolite (diarrhée, douleur abdominale, mucus ou sang dans les selles, avec ou sans fièvre) ou de perforation du côlon (signes péritonéaux et iléus). Chez les patients symptomatiques, écarter les étiologies infectieuses et envisager une évaluation endoscopique en présence de symptômes persistants ou graves.
  • Cesser définitivement l'administration de YERVOY® chez les patients atteints d'une entérocolite grave et instaurer un traitement par corticostéroïde à action générale à raison de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent. À l'atteinte du grade 1 ou moins, réduire graduellement la dose de corticostéroïde sur une période d'au moins un mois. Dans les essais cliniques, la réduction rapide de la dose de corticostéroïde a provoqué la réapparition ou l'aggravation des symptômes d'entérocolite chez certains patients.
  • Interrompre l'administration de YERVOY® en cas d'entérocolite modérée, administrer un traitement antidiarrhéique et, si les symptômes persistent pendant plus d'une semaine, instaurer un traitement par corticostéroïde à action générale à raison de 0,5 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent.

Hépatite à médiation immunitaire

  • Dans l'étude pivot de phase III, on a signalé une hépatotoxicité grave, potentiellement mortelle ou mortelle (taux d'aspartate aminotransférase [AST] ou d'alanine aminotransférase [ALT] plus de 5 fois supérieur à la limite supérieure de la normale ou taux de bilirubine totale plus de 3 fois supérieur à la limite supérieure de la normale; grades 3 à 5) chez 8 patients (2 %) traités par YERVOY®, qui a entraîné une insuffisance hépatique d'issue fatale chez 0,2 % des patients et une hospitalisation chez 0,4 % des patients traités par YERVOY®.
  • Treize autres patients (2,5  %) ont présenté une hépatotoxicité modérée d'après les résultats anormaux aux épreuves de la fonction hépatique (taux d'AST ou d'ALT plus de 2,5 fois, mais moins de 5 fois supérieur à la limite supérieure de la normale ou taux de bilirubine totale plus de 1,5 fois, mais moins de 3 fois supérieur à la limite supérieure de la normale; grade 2).
  • Il faut surveiller les résultats des épreuves de la fonction hépatique (taux de transaminases hépatiques et de bilirubine) et évaluer les patients afin de déceler les signes et les symptômes d'hépatotoxicité avant l'administration de chaque dose de YERVOY®. Chez les patients présentant une hépatotoxicité, écarter les causes de nature infectieuse ou maligne et augmenter la fréquence des épreuves de la fonction hépatique jusqu'à la résolution.
  • Cesser définitivement l'administration de YERVOY® chez les patients présentant une hépatotoxicité de grade 3 à 5 et instaurer un traitement par corticostéroïde à action générale à raison de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent. Lorsque les épreuves de la fonction hépatique montrent une amélioration soutenue ou un retour aux valeurs initiales, réduire progressivement la dose de corticostéroïde sur une période d'un mois. Au cours du programme de développement clinique de YERVOY®, un traitement par mycophénolate a été administré à des patients présentant une hépatite grave persistante malgré l'administration d'une dose élevée de corticostéroïdes.
  • Interrompre l'administration de YERVOY® en cas d'hépatotoxicité de grade 2.
  • Au cours d'un essai de détermination de la dose, on a observé une hausse des taux de transaminases accompagnée ou non d'une hausse du taux de bilirubine totale chez six des dix patients ayant reçu YERVOY® (3 mg/kg) et le vémurafénib (960 mg ou 720 mg deux fois par jour) en concomitance.

Dermatite à médiation immunitaire

  • Dans l'étude pivot de phase III, une dermatite à médiation immunitaire grave, potentiellement mortelle ou mortelle (p. ex. syndrome de Stevens-Johnson, nécrolyse épidermique toxique ou rash compliqué par une ulcération sur toute l'épaisseur du derme ou manifestations nécrotiques, bulleuses ou hémorragiques; grades 3 à 5) a été observée chez 13 patients (2,5 %) traités par YERVOY®.
    • Un patient (0,2 %) est décédé à la suite d'une nécrolyse épidermique toxique
    • et un autre a dû être hospitalisé en raison d'une dermatite grave.
  • Par ailleurs, 63 patients (12 %) ont présenté une dermatite modérée (grade 2).
  • Faire le suivi des patients pour déceler les signes et les symptômes de dermatite, comme le rash et le prurit. À moins qu'une autre étiologie n'ait été établie, les signes et les symptômes de dermatite doivent être considérés comme étant à médiation immunitaire.
  • Cesser définitivement le traitement par YERVOY®chez les patients présentant le syndrome de Stevens-Johnson, une nécrolyse épidermique toxique ou un rash compliqué par une ulcération sur toute l'épaisseur du derme ou des manifestations nécrotiques, bulleuses ou hémorragiques.Administrer un corticostéroïde à action générale à raison de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent. Une fois la dermatite maîtrisée, la réduction de la dose de corticostéroïde doit se faire sur une période d'au moins un mois. Interrompre l'administration de YERVOY® en cas de signes et de symptômes modérés ou graves.
  • Dans le cas d'une dermatite légère ou modérée, traiter les symptômes, par exemple rash et prurit localisés. Administrer des corticostéroïdes topiques ou à action générale s'il n'y a pas d'atténuation des symptômes après une semaine.

Neuropathies à médiation immunitaire

  • Dans l'étude pivot de phase III menée chez des patients traités par YERVOY®, un cas mortel de syndrome de Guillain et Barré et un cas grave (grade 3) de neuropathie motrice périphérique ont été signalés.
  • Au cours du programme de développement clinique de YERVOY®, des cas de myasthénie grave et d'autres cas de syndrome de Guillain et Barré ont été signalés.
  • Faire le suivi des patients pour déceler la présence de symptômes de neuropathie motrice ou sensorielle, comme une faiblesse unilatérale ou bilatérale, des altérations sensorielles ou une paresthésie. Cesser définitivement le traitement par YERVOY® chez les patients atteints d'une neuropathie grave (qui nuit aux activités quotidiennes), par exemple d'un syndrome semblable à celui de Guillain et Barré.
  • Mettre en œuvre l'intervention médicale appropriée pour la prise en charge d'une neuropathie grave. Envisager l'administration d'un corticostéroïde à action générale à raison de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent. Interrompre l'administration de YERVOY® chez les patients présentant une neuropathie modérée (qui ne perturbe pas les activités quotidiennes).

Endocrinopathies à médiation immunitaire

  • Dans l'étude pivot de phase III, des endocrinopathies à médiation immunitaire graves ou potentiellement mortelles (nécessitant une hospitalisation ou une intervention médicale urgente ou bien nuisant aux activités quotidiennes; grades 3 et 4) ont été observées chez 9 patients (1,8 %) traités par YERVOY®.
    • Ces 9 patients ont présenté un hypopituitarisme et certains d'entre eux ont présenté d'autres endocrinopathies concomitantes, comme une insuffisance surrénalienne, un hypogonadisme ou une hypothyroïdie.
    • Six de ces 9 patients ont été hospitalisés en raison d'endocrinopathies graves.
  • Une endocrinopathie modérée (nécessitant une hormonothérapie substitutive ou une intervention médicale; grade 2) a été observée chez 12 patients (2,3 %) traités par YERVOY® et comprenait des cas d'hypothyroïdie, d'insuffisance surrénalienne, d'hypopituitarisme ainsi qu'un cas d'hyperthyroïdie et un cas du syndrome de Cushing.
  • Le délai médian d'apparition d'une endocrinopathie à médiation immunitaire modérée ou grave était de 11 semaines (délai allant jusqu'à 19,3 semaines) après l'instauration du traitement par YERVOY®.
  • Faire le suivi des patients pour déceler les signes et les symptômes d'hypophysite, d'insuffisance surrénalienne (y compris de crise surrénalienne) et d'hyperthyroïdie ou d'hypothyroïdie.
    • Les patients peuvent présenter de la fatigue, des céphalées, une altération des fonctions mentales, une douleur abdominale, une activité intestinale inhabituelle et une hypotension ou des symptômes non spécifiques qui peuvent ressembler à d'autres causes telles des métastases au cerveau ou une affection sous-jacente. À moins qu'une autre étiologie n'ait été établie, les signes et les symptômes de dermatite doivent être considérés comme étant à médiation immunitaire.
    • Effectuer des tests de la fonction thyroïdienne et des analyses biochimiques au début du traitement, avant chaque dose et selon les indications cliniques à la lumière des symptômes. Une hypophysite a été diagnostiquée chez un nombre limité de patients par examen d'imagerie montrant une augmentation du volume de l'hypophyse.
  • Interrompre l’administration de YERVOY® chez les patients symptomatiques. Administrer un corticostéroïde à action générale à raison de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent, et instaurer une hormonothérapie substitutive appropriée. Il peut être nécessaire d'instaurer une hormonothérapie substitutive de longue durée.

Autres réactions indésirables à médiation immunitaire, notamment manifestations oculaires

  • Les réactions indésirables à médiation immunitaire suivantes, significatives sur le plan clinique, ont été observées chez moins de 1 % des patients traités par YERVOY® dans le cadre de l'étude pivot de phase III : néphrite, pneumonite, méningite, péricardite, uvéite, iritis et anémie hémolytique.
  • Au cours du programme de développement clinique de YERVOY®, les réactions indésirables probablement à médiation immunitaire suivantes ont également été signalées à une incidence de moins de 1 % : myocardite, angiopathie, artérite temporale, angéite, pseudopolyarthrite rhizomélique, conjonctivite, blépharite, épisclérite, sclérite, angéite leucocytoclasique, érythème polymorphe, psoriasis, pancréatite, arthrite et thyroïdite auto-immune.
  • Cesser définitivement le traitement par YERVOY® en cas de réactions indésirables à médiation immunitaire graves ou cliniquement significatives. Instaurer un traitement par corticostéroïde à action générale à raison de 1 à 2 mg/kg/jour de prednisone ou l'équivalent en cas de réactions indésirables à médiation immunitaire graves.
  • Administrer un corticostéroïde sous forme de gouttes oculaires aux patients qui présentent une uvéite, une iritis ou une épisclérite Cesser définitivement le traitement par YERVOY® en cas d'affection oculaire à médiation immunitaire qui ne répond pas au traitement immunosuppresseur local.

Grossesse et allaitement

  • Les études sur la reproduction animale ont montré une toxicité sur la reproduction.
  • On sait que l'IgG1 humaine traverse la barrière placentaire; par conséquent, YERVOY®peut être transmis de la mère au fœtus et être nocif pour ce dernier puisque c'est une IgG1.
  • On ne sait pas si l'ipilimumab est sécrété dans le lait maternel, mais puisque l'IgG1 humaine passe dans le lait maternel humain, il est possible que l'ipilimumab puisse être transmis de la mère au nourrisson. Les femmes qui prennent YERVOY® ne devraient pas allaiter.

Réactions indésirables courantes

YERVOY®est associé le plus fréquemment à des réactions indésirables résultant d'une activité immunitaire accrue ou excessive.  Chez les patients qui ont reçu une dose de 3 mg/kg de YERVOY®en monothérapie durant l'étude pivot de phase III, les réactions indésirables le plus fréquemment signalées (taux ≥ 10 %) ont été la diarrhée, le rash, le prurit, la fatigue, les nausées, les vomissements, une diminution de l'appétit et les douleurs abdominales. Veuillez consulter la monographie de YERVOY®, notamment la mise en garde encadrée au sujet des réactions indésirables à médiation immunitaire, accessible sur le sitewww.bms.ca

Yervoy®est une marque déposée de Bristol-Myers Squibb Company.

 

À propos du mélanome au stade avancé

Le mélanome est une forme de cancer de la peau caractérisé par une croissance anarchique de mélanocytes, des cellules pigmentaires de la peau. On parle de mélanome métastatique, la forme la plus mortelle de la maladie, lorsque le cancer se propage vers d’autres organes que la surface de la peau, notamment aux ganglions lymphatiques, aux poumons, au cerveau ou à d’autres régions du corps. L'incidence du mélanome augmente depuis au moins 30 ans. On estime qu'en 2015, 73 870 cas de mélanomes seront diagnostiqués aux États-Unis. La plupart du temps, le mélanome peut être guéri, s'il est traité à un stade précoce. Cependant, aux stades avancés, la durée moyenne de survie n'est encore que de six mois et le taux de survie à un an de 25,5 %, ce qui fait du mélanome une des formes les plus agressives de cancer.

 

Le mélanome est la forme la plus mortelle de cancer de la peau, représentant 8 % des cas de cancer de la peau au Canada, mais 70 % des décès attribuables à la maladie. Le mélanome est responsable de 3 % de tous les nouveaux cas de cancer et figure parmi les 10 principaux cancers diagnostiqués au Canada. En 2014, au Canada, on estimait que 6 500 Canadiens recevraient un diagnostic de mélanome et que 1 050 d'entre eux en mourraient.

Le mélanome se caractérise par une croissance anarchique des mélanocytes, c’est-à-dire des cellules productrices des pigments de la peau. On parle de mélanome métastatique lorsque le cancer se propage vers d’autres organes que la surface de la peau, notamment les ganglions lymphatiques, les poumons, le cerveau ou d’autres régions de l'organisme. On qualifie le mélanome de non résécable lorsqu’il ne peut être retiré ou réséqué par chirurgie. Le taux de survie associé au mélanome est élevé si celui-ci est décelé rapidement, mais le stade avancé de la maladie, soit le mélanome métastatique, est beaucoup plus agressif et jusqu'à tout récemment, il était caractérisé par un taux de mortalité élevé.

 

L'immuno-oncologie chez Bristol-Myers Squibb

Bien que la chirurgie, la radiothérapie ainsi que les traitements cytotoxiques ou ciblés soient la pierre angulaire du traitement du cancer depuis plusieurs décennies, la survie à long terme et une bonne qualité de vie demeurent des objectifs difficiles à atteindre pour de nombreux patients dont la maladie est à un stade avancé.

Afin de répondre à ce besoin médical non comblé, Bristol-Myers Squibb réalise des travaux dans le domaine novateur de la recherche sur le cancer et le traitement fondé sur l'immuno-oncologie. Les agents d'immuno-oncologie agissent directement et conjointement avec le système immunitaire de l'organisme pour combattre le cancer. L'entreprise explore une variété de composés et d'approches immunothérapeutiques pour les patients atteints de divers types de cancer, notamment en menant des recherches sur la possibilité d'associer des agents d'immuno-oncologie qui ciblent des voies différentes dans le traitement du cancer.

Bristol-Myers Squibb s'engage à faire progresser la science de l'immuno-oncologie, l'objectif étant de modifier les attentes concernant la survie et la façon dont les patients vivent avec leur cancer.

 

À propos de Bristol-Myers Squibb

Bristol-Myers Squibb est une compagnie pharmaceutique d’envergure mondiale dont la mission est de découvrir, de mettre au point et de fournir des médicaments novateurs qui aident les patients à vaincre des maladies graves. Pour de plus amples renseignements à propos de Bristol-Myers Squibb, visitez le sitewww.bms.comou suivez-nous sur Twitter à http://twitter.com/bmsnews.

 

À propos de BMS Canada

            Depuis plus de 80 ans, Bristol-Myers Squibb Canada offre des médicaments novateurs pour le traitement des patients canadiens atteints d'une maladie grave dans les domaines de la santé cardiovasculaire, de l'oncologie, de la neuroscience, de l'immunoscience et de la virologie. Bristol-Myers Squibb Canada compte plus de 300 employés à l'échelle du pays. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.bmscanada.ca. 

 

Déclaration prévisionnelle de Bristol-Myers Squibb

Certaines informations dont il est question dans ce communiqué de presse peuvent constituer des déclarations prévisionnelles en vertu de la Private Securities Litigation Reform Act de 1995 concernant la recherche, la mise au point et la commercialisation de produits pharmaceutiques. Ces énoncés sont fondés sur les prévisions actuelles et comportent certains risques et incertitudes, notamment des facteurs susceptibles de modifier ces prévisions ou d'en retarder la réalisation et, de ce fait, les résultats obtenus pourraient être différents de ceux qui sont escomptés. La Société ne peut en aucun cas garantir l'issue des déclarations prévisionnelles. Entre autres risques, elle ne peut garantir que le traitement associant OpdivoMC et Yervoy®recevra les approbations réglementaires aux États-Unis ou constituera une réussite commerciale s'il est approuvé. Les déclarations prévisionnelles formulées dans ce communiqué de presse doivent être évaluées en prenant en considération les nombreuses incertitudes touchant les affaires de Bristol-Myers Squibb, particulièrement celles énoncées dans les avertissements figurant dans le rapport annuel de l'entreprise sur le formulaire 10-K concernant l'exercice financier se terminant le 31 décembre 2014, dans les rapports trimestriels sur le formulaire 10-Q et dans nos rapports actuels sur le formulaire 8-K. Bristol-Myers Squibb ne s'engage aucunement à mettre à jour et à diffuser une quelconque déclaration prévisionnelle, que ce soit à la suite d'une information nouvelle, d'événements futurs ou d'autres raisons. 

 

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