Communiqués de presse

LES RÉSULTATS PUBLIÉS DE L’ÉTUDE MONTRENT QUE L’AJOUT DE L’IMMUNOTHÉRAPIE PAR L’ANTICORPS ÉLOTUZUMAB AU TRAITEMENT STANDARD DU MYÉLOME MULTIPLE RÉDUIT DE FAÇON SIGNIFICATIVE LE RISQUE DE PROGRESSION DE LA MALADIE

Catégories: Elotuzumab | myélome multiple

Réduction de 30 % du risque de progression de la maladie ou de décès; taux de survie sans progression (SSP) de 41 % dans le groupe traité par élotuzumab par rapport à 27 % dans le groupe témoin

Bristol-Myers Squibb et AbbVie ont annoncé que l’ajout d'élotuzumab (une immunothérapie expérimentale) au traitement standard du myélome multiple (une forme de cancer du sang) a entraîné une réduction significative du risque de progression de la maladie et une augmentation du taux de survie sans progression (SSP) à deux ans. Les résultats de l’étude ont été présentés au congrès  annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO), qui s’est tenue à Chicago, et ont été publiés simultanément dans le New England Journal of Medicine.

 

Les résultats proviennent de l’analyse provisoire de l’étude ELOQUENT-2 (n = 646), une étude ouverte randomisée de phase III qui visait à évaluer l’élotuzumab, un anticorps immunostimulateur expérimental, administré en association avec le traitement standard à base de lénalidomide et de dexaméthasone (ELd), comparativement au traitement par la lénalidomide et la dexaméthasone (Ld) seules, dans le traitement du myélome multiple récidivant ou réfractaire. L’étude a satisfait à ses paramètres d’évaluation principaux en démontrant une survie sans progression (SSP) et un taux de réponse global (TRG) supérieurs.

 

Le groupe ELd a présenté une réduction de 30 % du risque de progression de la maladie ou de décès par rapport au groupe Ld (RRI de 0,70; IC à 95 % [0,57, 0,85]; p = 0,0004). Les taux de SSP dans le groupe ELd et dans le groupe Ld étaient de 68 % et 57 % respectivement, après un an, et de 41 % et 27 % respectivement, après deux ans. On a également observé un TRG significatif de 79 % (74 % à 83 %) dans le groupe ELd, comparativement à 66 % (60 % à 71 %) dans le groupe Ld (rapport de cotes : 1,9; 1,4 à 2,8; p = 0,0002). Le profil d’innocuité correspondait à celui observé dans les études précédentes, et très peu d’effets indésirables supplémentaires ont été constatés avec l’ajout de l’élotuzumab à la lénalidomide et la dexaméthasone.

 

« C'est encourageant de voir que les résultats de l'essai sur l'élotuzumab démontrent un bienfait sur le plan de la survie. Nous disposons ainsi d'une option thérapeutique supplémentaire dont nous avions un besoin  urgent  pour nos patients atteints de myélome, se réjouit le Dr Chaim Shustik, professeur de médecine, Université McGill et Service d'hématologie, Hôpital Royal Victoria. Le succès de l'immunothérapie représente une étape importante vers une maîtrise plus efficace de cette maladie. »  

 

Dans le cadre d’une séance de présentation d’affiches au congrès de l’ASCO, on a également dévoilé les résultats de l’étude de phase II, qui visait à évaluer l’élotuzumab en association avec le bortézomib et la dexaméthasone (EBd, n = 77) par rapport au traitement par le bortézomib et la dexaméthasone (Bd; n = 75) seuls, chez des patients présentant un myélome multiple récidivant ou réfractaire [résumé no 8573]. Conformément aux données de l’étude ELOQUENT-2, les résultats de l’étude de phase II confirment une réduction de 28 % du risque de progression de la maladie ou de décès dans le groupe EBd comparativement au groupe traité par Bd seul (RRI de 0,72, IC à 70 %, 0,59, 0,88). Les taux de SSP après un an étaient de 39 % (IC à 95 %, 28 %, 50 %) dans le groupe EBd, comparativement à 33 % (IC à 95 %, 22 %, 44 %) dans le groupe Bd. Les taux de survie après un an étaient de 85 % (IC à 95 %, 75 %, 92 %) dans le groupe EBd, comparativement à 74 % (IC à 95 %, 62 %, 83 %) dans le groupe Bd. Des effets indésirables de grade 3 ou 4 ont été signalés chez 68 % des patients du groupe EBd et chez 60 % des patients du Bd; il s’agit notamment d’infections (19 % vs 15 %), de thrombocytopénie (9 % vs 17 %) et de neuropathie périphérique (8 % vs 9 %).

 

« Même si, au cours de la dernière décennie, d’importants progrès ont été réalisés dans le traitement du myélome multiple, les patients ont besoin de méthodes nouvelles et différentes pour prendre en charge la maladie. Aujourd’hui, pour citer Aldo Del Col, cofondateur de Myélome Canada, nous vivons ce que j’appelle « l’âge d’or » de la recherche sur le myélome, affirme Francine Gendron, présidente directrice générale de Myélome Canada. Dans ce contexte, les premières données de l’étude de phase III sur un agent en immuno-oncologie pour traiter le myélome multiple sont très positives. C’est un moment particulièrement enthousiasmant pour la communauté du myélome. » 

 

À propos de l’étude ÉLOQUENT-2

Six cent quarante-six patients souffrant de myélome multiple non réfractaire à la lénalidomide, qui ont reçu de un à trois traitements antérieurs, ont participé à l’étude ELOQUENT-2. Les patients ont été répartis au hasard selon un rapport 1:1 pour recevoir soit de l’élotuzumab 10 mg/kg en association avec la lénalidomide et la dexaméthasone (ELd), soit de la lénalidomide et de la dexaméthasone (Ld) seules par cycles de 28 jours jusqu’à la progression de la maladie ou l’apparition d’effets toxiques inacceptables. Les paramètres d’évaluation principaux étaient la survie sans progression, définis en fonction du rapport des risques, et le taux de réponse objective. Le suivi médian de cette analyse provisoire était de 24,5 mois, 35 % des patients traités par Eld (n = 113) et 21 % des patients traités par Ld (n = 66) ayant poursuivi le traitement. Les principaux paramètres d’évaluation secondaire étaient la survie globale et la sévérité de la douleur ou de l'interférence avec la vie quotidienne. Les objectifs exploratoires comprenaient la réponse tumorale, la durée de la réponse, la qualité de vie liée à la santé et l’innocuité.

 

En plus d’une réduction de 30 % du risque de progression de la maladie, qui s’est maintenue après deux ans, la SSP médiane dans le groupe traité par ELd était de 19,4 mois (IC à 95 % : 16,6 à 22,2) par rapport à 14, 9 mois (IC à 95 % : 12,1 à 17,2) dans le groupe traité par Ld. L’avantage sur le plan de la SSP était constant dans tous les sous-groupes prédéterminés. Les patients du groupe ELd ont été exposés au traitement par lénalidomide 30 % plus longtemps (durée médiane d’environ cinq mois) que les patients du groupe Ld. D’une manière générale, la progression de la maladie était à l’origine de l’abandon du traitement (42 % chez les patients ELd, 47 % chez les patients Ld).

 

À propos de l’élotuzumab

L’élotuzumab est un anticorps immunostimulateur expérimental ciblant spécifiquement l’antigène CS1 (connu aussi sous le nom Signaling Lymphocyte Activation Molecule [SLAMF7], une glycoprotéine de surface qui est hautement et uniformément présente sur les cellules myélomateuses et les cellules tueuses naturelles (cellules NK), mais qui n’est pas détectée sur les tissus durs normaux ou les cellules souches hématopoïétiques. L’élotuzumab est actuellement à l’étude pour déterminer si le composé est capable de cibler sélectivement les cellules myélomateuses. On croit que l’élotuzumab a un double mode d’action : liaison à l’antigène CSI sur les cellules NK, en l’activant directement, et liaison à l’antigène CSI sur les cellules myélomateuses en le marquant, pour permettre la détection des cellules NK et la destruction des cellules myélomateuses.

 

Bristol-Myers Squibb et AbbVie développent conjointement l'élotuzumab, Bristol-Myers Squibb étant exclusivement responsable des activités commerciales connexes.

 

À propos du myélome multiple

Le myélome multiple est un cancer hématologique, ou cancer du sang, qui prend naissance dans la moelle osseuse. Il survient lorsqu’un plasmocyte, un type de cellules présentes dans le tissu mou de la moelle osseuse, devient cancéreux et se multiplie de façon incontrôlable. En dépit des progrès réalisés dans le traitement du myélome multiple au cours des dix dernières années, le taux de survie après cinq ans est de 45 % seulement. Pour de nombreux patients, la maladie se caractérise par des périodes de rémission et de récidive, au cours desquelles ils cessent le traitement pendant une courte période, pour éventuellement le reprendre peu de temps après. Après une rechute, moins de 20 % des patients sont toujours en vie après cinq ans. Environ 7 500 Canadiens sont atteints de myélome multiple[i]. En 2014, près de 2 600 nouveaux cas ont été diagnostiqués[ii] et 1 400 Canadiens en sont morts[iii]. La maladie touche plus d’hommes que de femmes; 57 % des nouveaux cas de myélome au Canada déclarés en 2014 ont été diagnostiqués chez des hommes, comparativement à 43 %, chez les femmes.[iv] Le myélome est diagnostiqué le plus souvent chez les personnes de plus de 60 ans.[v]

 

L’immuno-oncologie chez Bristol-Myers Squibb

Bien que la chirurgie, la radiothérapie ainsi que les traitements cytotoxiques ou ciblés soient la pierre angulaire du traitement du cancer depuis plusieurs décennies, la survie à long terme et une bonne qualité de vie demeurent des objectifs difficiles à atteindre pour de nombreux patients dont la maladie est à un stade avancé. Afin de répondre à ce besoin médical non comblé, Bristol-Myers Squibb réalise des travaux dans le domaine novateur de la recherche sur le cancer et le traitement fondé sur l’immuno-oncologie. Les agents d’immuno-oncologie agissent directement avec le système immunitaire de l’organisme pour combattre le cancer. L’entreprise explore une variété de composés et d’approches immunothérapeutiques pour les patients atteints de divers types de cancer, notamment en menant des recherches sur la possibilité d’associer des agents d’immuno-oncologie qui ciblent des voies différentes dans le traitement du cancer. Bristol-Myers Squibb s’engage à faire progresser la science de l’immuno-oncologie, l’objectif étant de modifier les attentes concernant la survie et la façon dont les patients vivent avec leur cancer.

 

 

À propos de Bristol-Myers Squibb Canada

Bristol-Myers Squibb Canada est une filiale indirecte appartenant en propriété exclusive à la Société Bristol-Myers Squibb, une société biopharmaceutique d’envergure mondiale dont la mission est de découvrir, de mettre au point et de fournir des médicaments novateurs ayant pour but d’aider les patients à combattre des maladies graves. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités de Bristol-Myers Squibb à l'échelle mondiale, visitez le site www.bms.com. Depuis plus de 80 ans, Bristol-Myers Squibb Canada offre des médicaments novateurs pour le traitement des patients canadiens atteints d'une maladie grave dans les domaines de la santé cardiovasculaire, de l'oncologie, de la neuroscience, de l'immunoscience et de la virologie. Bristol-Myers Squibb Canada compte plus de 300 employés à l'échelle du pays. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.bmscanada.ca.

 

À propos d'AbbVie

AbbVie est une société biopharmaceutique internationale fondée sur la recherche qui a vu le jour en 2013 à la suite de la scission d'Abbott Laboratories. La mission d'AbbVie est de mettre à profit son expertise, l'engagement de son personnel et une approche unique à l'égard de l'innovation pour développer et commercialiser des traitements avancés permettant de résoudre certains des problèmes de santé les plus complexes et les plus graves au monde. Ensemble, AbbVie et sa filiale en propriété exclusive, Pharmacyclics, emploient plus de 28 000 personnes dans le monde et commercialisent des médicaments dans plus de 170 pays. Pour obtenir de plus amples renseignements sur l'entreprise, ses employés, sa gamme de produits et ses engagements, visitez le site www.abbvie.com. Suivez @abbvie sur Twitter ou consultez les possibilités de carrière sur la page Facebook ou LinkedIn de la société.

 

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Les représentants des médias doivent s’adresser à :

 

Monica Flores

Responsable, Affaires publiques

Bristol-Myers Squibb Canada

514 333-3845
[email protected]

 

Jean Kanan

Présidente et Conseillère principale

Spectrum Conseil

514-234-4095

[email protected]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



[i]Myélome Canada, Guide destiné aux patients atteints d’un myélome multiple, Incidence et prévalence au Canada, p. 8. Accessible à l’adresse : http://www.myelomacanada.ca/docs/guide%20destin%C3%A9%20aux%20patients_version2.pdf

[ii]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer 2014, p. 26.

[iii]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer 2014, p. 48.

[iv]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer 2014, p. 26.

[v]Myélome Canada, Guide destiné aux patients atteints d’un myélome multiple, Incidence et prévalence au Canada, p. 8. Accessible à l’adresse : http://www.myelomacanada.ca/docs/guide%20destin%C3%A9%20aux%20patients_version2.pdf

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