Communiqués de presse

LA NOUVELLE IMMUNOTHÉRAPIE PAR OPDIVOMC (NIVOLUMAB), UN NOUVEL INHIBITEUR DU POINT DE CONTRÔLE IMMUNITAIRE PD-1, EST LA PREMIÈRE À PRODUIRE UNE SURVIE GLOBALE SUPÉRIEURE, PAR RAPPORT AU TRAITEMENT STANDARD (DOCETAXEL) CHEZ DES PATIENTS AYANT DÉJÀ ÉTÉ TRAITÉS POUR LE CANCER DU POUMON NON ÉPIDERMOÏDE NON À PETITES CELLULES LORS D’UNE ÉTUDE PIVOT DE PHASE III

Catégories: Cancer du poumon | Opdivo

OpdivoMC réduit le risque de progression de la maladie ou le décès de 27 %, chez des patients ayant déjà été traités, par rapport au traitement standard lors du deuxième essai positif de phase III.

Opdivo™(nivolumab), une nouvelle immunothérapie développée par Bristol-Myers Squibb, est le premier inhibiteur du point de contrôle immunitaire PD-1 à procurer une survie globale supérieure par rapport au traitement standard (docetaxel) chez des patients ayant déjà été traités pour le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) non épidermoÏde  avancé. Les résultats de l’étude de phase III ouverte randomisée ont été présentés au congrès annuel de l’American Society of Clinical Oncology (ASCO) qui s’est tenue à Chicago.

 

Dans le cadre de l’étude CheckMate-057, une réduction de 27 % du risque de progression ou de décès – le critère d’évaluation principal de l’étude – a été constatée à la suite du traitement par Opdivo (n = 292), par rapport au traitement par le docetaxel (n = 290), selon un rapport des risques de 0,73 (IC à 96 %, 0,59-0,89; p = 0,0015). OpdivoMC a été associé à un doublement du taux de survie globale tout au long du continuum de l’expression de la protéine PD-L1, à partir du niveau d’expression de 1 % dans le cadre de l’essai. Dans l’étude CheckMate-057, le profil d’innocuité d’Opdivo était favorable comparativement au traitement par docetaxel, des effets indésirables liés au traitement de grade 3 à 5 ayant été signalés chez 10 % des patients ayant été traités par Opdivo vs 54 %, dans le groupe de patients traités par docetaxel.

 

 « Pour la plupart des patients atteints du cancer du poumon, les options thérapeutiques sont habituellement très limitées. Celles qui sont offertes après une chimiothérapie standard comme traitement de première intention sont modérément efficaces et présentent une toxicité importante. Les résultats de cette étude sont donc très encourageants, car ils montrent, pour la première fois, qu’un inhibiteur du point de contrôle immunitaire PD-1 est capable de réduire la progression de la maladie ou le décès comparativement aux options thérapeutiques actuelles, »  déclare le Dr Normand Blais, oncologue médical au Centre hospitalier de l’Université de Montréal. « Nous avons besoin de traitements qui ont une incidence positive sur la survie et qui réduisent les effets secondaires du traitement. Un traitement immunothérapeutique comme celui-là donne un nouvel espoir à nos patients et offre à ceux-ci d’autres options de traitement. »

 

Le cancer du poumon est la principale cause de décès par cancer au Canada et à l’échelle mondiale; il tue deux fois plus de patients que le cancer du sein, le cancer de la prostate et le cancer colorectal réunis[i]. Le cancer du poumon non à petites cellules est l’une des formes les plus courantes de la maladie et représente environ 85 % des cas. Le taux de survie varie selon le stade et le type de cancer, au moment où il est diagnostiqué. En dépit des avancées thérapeutiques, le taux de survie après cinq ans des malades atteints du cancer du poumon au Canada, qui est d’à peine 17 %, est parmi le plus faible de tous les cancers[ii].

 

 « La réalité du cancer du poumon est que son taux de survie est loin derrière celui des autres cancers les plus répandus. Les besoins non comblés pour faire face à ce cancer, l’un des plus meurtriers, sont extrêmement vastes et vitaux,» soutient Shem Singh, directeur général de Cancer pulmonaire Canada. « La recherche dans ce domaine est cruciale en raison de ses répercussions possibles sur la survie. Les avancées scientifiques prometteuses apportent de l’espoir à la fois aux patients, qui disposent actuellement de peu d’options thérapeutiques, et aux membres de leur famille. Cette annonce est une très heureuse nouvelle pour la communauté du cancer du poumon. »

 

À propos de l’étude CheckMate-057

CheckMate-057 est une étude clinique ouverte randomisée de phase III dont les résultats seront déterminants. Elle vise à évaluer les patients atteints de CPNPC non  épidermoÏde avancé, dont la maladie a progressé pendant ou après un doublet de chimiothérapie à base de platine. Les patients qui ont participé à l’essai ont été choisis sans égard au statut PD-L1. Les paramètres d’évaluation secondaires étaient le taux de réponse objective, la survie sans progression et l’efficacité en fonction de l’expression de la protéine PD-L1 dans la tumeur. Les patients qui ont participé à l’étude ont reçu Opdivo à 3 mg/kg toutes les deux semaines ou le traitement standard avec le docetaxel à 75 mg/m2 toutes les trois semaines.

 

En plus de montrer une amélioration de la survie globale, Opdivo a produit un taux de réponse objective supérieur de 19 % comparativement à 12 %, chez les patients ayant reçu le traitement avec le docetaxel (p = 0,0246). La durée médiane de la réponse chez les patients traités par Opdivo était de 17,2 mois vs 5,6 mois chez ceux traités par docetaxel, tandis que le délai médian avant la réponse était de 2,1 mois et de 2,6 mois, respectivement.

 

CheckMate-057 a également évalué l’efficacité du traitement par Opdivo selon l’expression de la protéine PD-L1 dans la tumeur. Soixante-dix-huit pour cent des patients répartis aléatoirement (455/582) présentaient des échantillons tumoraux permettant d’évaluer l’expression de la protéine PD-L1. Les taux de tumeurs exprimant la protéine PD-L1 étaient équilibrés entre les groupes. Dans tous les niveaux d’expression prédéterminés de la protéine PD-L1 de 1 %, 5 % et 10 %, le statut PD-L1 était un facteur prédictif des avantages d’Opdivo. Chez les patients présentant une tumeur exprimant la protéine PD-L1, Opdivo a démontré une amélioration de l’efficacité à tous les critères et à tous les niveaux d’expression.

 

Le profil d’innocuité d’Opdivo dans l’étude CheckMate-057 correspondait à celui observé dans les études précédentes et était favorable par rapport à celui du docetaxel. Le profil d’innocuité était également comparable chez les patients atteints d’une tumeur exprimant la protéine PD-L1 et chez ceux atteints d’une tumeur n’exprimant pas la protéine PD-L1 (< 1 %). Les effets indésirables liés au traitement étaient de faible intensité avec Opdivo et moins fréquents (tous grades : 69 %; grade 3 ou 4 : 10 %) qu’avec le docetaxel (tous grades : 88 %; grades 3 ou 4 : 54 %), y compris la toxicité hématologique et non hématologique. Des effets indésirables graves ont été signalés moins fréquemment avec Opdivo (tous grades : 7,3 %; grade 3 ou 4 : 5,2 %) qu’avec le docetaxel (tous grades : 20 %; grade 3 ou 4 : 18 %). L’abandon en raison des effets indésirables liés au traitement était moins fréquent avec Opdivo (5 %) qu’avec le docetaxel (15 %).

 

L’innocuité et l’efficacité d’Opdivo dans le traitement du cancer du poumon non à petites cellules est encore à l’étude au Canada.

 

Le cancer du poumon au Canada

Plus d’un Canadien sur 12 sera atteint d’un cancer du poumon. Il s’agit du type de cancer le plus courant tant chez les hommes que chez les femmes[iii], avec plus de 26 000 cas diagnostiqués en 2014[iv]. Le cancer du poumon est de loin la principale cause de décès par cancer au Canada, tant chez les hommes que chez les femmes. En 2014, il a entraîné 20 500 décès – soit 27 % de tous les décès par cancer[v]. Toutes les 27 minutes, un Canadien décède en raison d'un cancer du poumon. Malgré les avancées thérapeutiques, le taux de survie après cinq ans au cancer du poumon au Canada est parmi les plus faibles de tous les cancers. Avec un taux d’à peine 17 %; il n’est supérieur qu’aux taux de survie aux cancers de l’œsophage (14 %) et du pancréas (8 %)[vi]. Le taux de cancer du poumon varie entre les hommes et les femmes, et entre les différentes régions du Canada, le taux le plus élevé étant enregistré au Québec, et le taux le plus faible, en Colombie-Britannique.[vii] Bien que le tabagisme soit la principale cause de cancer du poumon, la moitié des patients ne fument pas au moment du diagnostic : 15 % n’ont jamais fumé et 35 % sont d’anciens fumeurs, dont bon nombre ont arrêté de fumer des années auparavant[viii].

 

L’immuno-oncologie chez Bristol-Myers Squibb

Bien que la chirurgie, la radiothérapie ainsi que les traitements cytotoxiques ou ciblés soient la pierre angulaire du traitement du cancer depuis plusieurs décennies, la survie à long terme et une bonne qualité de vie demeurent des objectifs difficiles à atteindre pour de nombreux patients dont la maladie est à un stade avancé. Afin de répondre à ce besoin médical non comblé, Bristol-Myers Squibb réalise des travaux dans le domaine novateur de la recherche sur le cancer et le traitement fondé sur l’immuno-oncologie. Les agents d’immuno-oncologie agissent directement et conjointement avec le système immunitaire de l’organisme pour combattre le cancer. L’entreprise explore une variété de composés et d’approches immunothérapeutiques pour les patients atteints de divers types de cancer, notamment en menant des recherches sur la possibilité d’associer des agents d’immuno-oncologie qui ciblent des voies différentes dans le traitement du cancer. Bristol-Myers Squibb s’engage à faire progresser la science de l’immuno-oncologie, l’objectif étant de modifier les attentes concernant la survie et la façon dont les patients vivent avec leur cancer.

 

À propos de Bristol-Myers Squibb Canada

Bristol-Myers Squibb Canada est une filiale indirecte appartenant en propriété exclusive à Bristol-Myers Squibb Company, une société biopharmaceutique d'envergure mondiale dont la mission est de découvrir, de mettre au point et de fournir des médicaments novateurs ayant pour but d'aider les patients à combattre des maladies graves. Pour obtenir de plus amples renseignements sur les activités de Bristol-Myers Squibb à l'échelle mondiale, visitez le site www.bms.com. Depuis plus de 80 ans, Bristol-Myers Squibb Canada offre des médicaments novateurs pour le traitement des patients canadiens atteints d'une maladie grave dans les domaines de la santé cardiovasculaire, de l'oncologie, de la neuroscience, de l'immunoscience et de la virologie. Bristol-Myers Squibb Canada compte plus de 300 employés à l'échelle du pays. Pour obtenir de plus amples renseignements, veuillez consulter le site www.bmscanada.ca.

 

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Les représentants des médias doivent s’adresser à :

 

Monica Flores,
Responsable, Affaires publiques

Bristol-Myers Squibb Canada

514 333-3845
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Jean Kanan

Présidente et Conseillère principale

Spectrum Conseil

514-234-4095

[email protected]

 



[i]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Nombre estimatif de décès et taux de mortalité normalisés selon l’âge (TNMA) pour les cancers selon le sexe, Canada, 2014, p. 45.

[ii]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Survie relative et observée à cinq ans pour certains cancers selon le sexe, chez les patients de 15 à 99 ans au moment du diagnostic, Canada (à l’exception du Québec), 2006-2008, p. 64.

[iii]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Probabilité d’être atteint d’un cancer au cours de sa vie, en général et par groupe d’âge, Canada, 2009, p. 23.

[iv]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Nombre estimatif de nouveaux cas et taux d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour les cancers selon le sexe, Canada, 2014, p. 24.

[v]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Nombre estimatif de décès et taux de mortalité normalisés selon l’âge (TNMA) pour les cancers selon le sexe, Canada, 2014, p. 45.

[vi]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Survie relative et observée à cinq ans pour certains cancers selon le sexe, chez les patients de 15 à 99 ans au moment du diagnostic, Canada (à l'exception du Québec), 2006-2008, p. 64.

[vii]Société canadienne du cancer, Statistiques canadiennes sur le cancer, Taux estimatifs d’incidence normalisés selon l’âge (TINA) pour certains cancers selon le sexe et la province, Canada, 2014, p. 36.

[viii]Cancer pulmonaire Canada, Les différents visages du cancer du poumon : Combattre la maladie, combattre les disparités, p. 4, consulté à l’adresse :http://www.lungcancercanada.ca/resources/site1/general/Reports%20and%20Media%20Releases/LCC%20-%20Face%20of%20Lung%20Cancer%20Booklet_FR.pdf

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